Dunand Michel

RAWA-RUSKA, le camp de la soif

C’est Winston Churchill, dans un discours resté célèbre à la BBC, en 1942, qui qualifia Rawa-Ruska de « camp de la goutte d’eau et de la mort lente ». Dans une lettre au procureur général du procès de Nuremberg, le chef de camp, le lieutenant-colonel Borck écrivit, peu avant son exécution : « Rawa-Ruska restera mon œuvre, j’en revendique hautement la création, et si j’avais eu le temps de la parachever, aucun Français n’en serait sorti vivant. Car je peux bien vous le dire maintenant, puisque je vais mourir, j’avais reçu des ordres secrets de Himmler d’anéantir tous les terroristes français. »

Né en 1918 dans un petit village de Haute-Savoie, Villard-sur-Boëge, au cœur de la « Vallée Verte », Raymond Dunand, mon père, a pris congé le 25 novembre 2016. Ses souvenirs d’enfer demeurèrent intacts. Fait prisonnier en 1940, il ne devait retrouver qu’en 1945 la ferme familiale. Une sorte de phare !

Son séjour au sein du triangle de la mort fut précédé et suivi de nombreuses déambulations (bien souvent, douloureuses ; un rien, parfois, cocasses ou rocambolesques) à travers l’Allemagne et les pays occupés. (Michel Dunand)

_________________________

_________________________

    Le camp de l’enfer et du père

Face à la barbarie, s’adonner vaille que vaille au présent, comme le plus beau des présents

Dans un monde vénal comme le nôtre, on attend tout d’un témoin qui ne se paye pas de mots. Un tel témoin s’appelle Michel Dunand.

Pour dire l’indicible, le plus court chemin c’est la sobriété, le plus juste c’est le nu de la parole. C’est le chemin exact de Michel Dunand. (Alain Blanc)


Informations

• format : 15 x 21 cm

• pages : 112 

• couverture : Alain Blanc

• ISBN 978-2-35128-184-0

• parution : août 2021


Auteur

Dunand Michel - Wikipédia

Prix

17.00 €


Ajouter à ma sélection Supprimer de ma sélection

Voir ma sélection

Retour