Le jardin du tigre qui marche dans l’eau

de
Alain BLANC
(photographies)

• ISBN : 978-2-35128-121-5

• format : 30 x 21 cm

• pages : 112

• contributions : Proses et poèmes d’Alain Boucharlat, Éric Rommeluère, Jean-Pierre Chambon, Alain Blanc ainsi que de moines-poètes nippons. Autant de veilleurs littéraires et spirituels.

• Nouvelle édition d’un ouvrage paru en 2009 et épuisé deux ans plus tard.

• PARUTION : octobre 2016

Prix : 32.00 euros



Le jardin du tigre qui marche dans l’eau

Jardins de méditation au Japon

Le jardin sans eau ni végétation, le jardin sec se dit « kare san sui », mot à mot « sec montagne eau ». En japonais ces deux termes « montagne » et « eau » ont le sens de « paysage ». Le jardin sec deviendra paysage de méditation à l’intérieur des monastères bouddhiques au cours de la période de Muromachi (1333-1568). Un paysage très élaboré aux dimensions restreintes, tout encadré de murs, à contempler comme un véritable tableau d’une exemplaire sobriété, une œuvre d’art imbibée de spiritualité...


Pierres, silence, menu gravier, méditation minérale...
Voilà à quoi sont voués les jardins aménagés dans les enceintes des temples bouddhiques au Japon.
Karesansui : le jardin-paysage sec, conçu comme une composition abstraite propice à l’éveil, à l’ouverture de celui qui le contemple. Comme la mise en scène de quelques pierres ou rochers dans un espace circonscrit, aussi vide que possible. Comme le déploiement et d’une sérénité et d’une énigme. Comme une peinture à l’encre où chaque élément fait signe.

Secs, ces jardins ne le sont pas exclusivement.
Les végétaux ne sont jamais bien loin, mais les voici modelés, sculptés avec subtilité afin de s’harmoniser avec ce qui se veut le lieu par excellence où se mettre à l’écoute...

Éminent support de métaphores, tout jardin japonais se prête à de multiples lectures. On peut y découvrir un univers en miniature : cimes de montagnes dans une mer de nuage, îlots émergeant du grand océan, assemblée de sages bouddhistes, dragons, grues, tortues ou encore tigresse traversant une rivière avec ses petits. L’un d’eux fut ainsi affectueusement surnommé "le jardin du tigre qui marche dans l’eau"...



Stephen Addiss : « La puissance de l’art zen en général réside dans sa capacité d’éliminer ce qui n’est pas essentiel. Un rouleau peint, de même qu’un jardin de sable et de pierre, produit le plus grand effet possible avec le minimum de moyens. »

Mark P. Keane : « Les pierres projettent des ombres en forme de sombres croissants sur le sable... On les a placées dans l’espace afin qu’elles produisent une tension, un déséquilibre conférant au jardin sa vitalité visuelle, tout comme la disposition des montagnes dispersées à travers la brume dans un paysage à l’encre. »





« Les arbres et les rocs ombreux - où le jour s’éteint sans peine

Sortant avec détachement de leurs antres - les nuages

Une immobilité - sur l’estrade - où s’ouvre l’univers

Et - loin du monde même - un cheminement hors du commun »

Guchû Shûkyû



Fabienne Verdier : "Le jardin du tigre qui marche dans l’eau" est un véritable enchantement, un pélerinage intérieur qui nous fait du bien.