Paysages nomades

de
François TEYSSANDIER

Illustrations :
Lacomme Daniel
(encres)

Descriptif :

• ISBN : 978-2-35128-095-9

• format : 16 x 24 cm

• pages : 96

• illustrations : encres de Daniel Lacomme

• PARUTION : OCTOBRE 2014

Prix : 19.00 euros



François Teyssandier : Les paysages, réels ou imaginaires, escortent chaque instant de notre vie. Par un jeu d’ombre et de lumière, de brumes et de couleurs, ils ne sont pas seulement des images plaquées sur notre œil. Ils imprègnent nos pensées, façonnent nos paroles qui leur permettent, en retour, d’exister dans la matière sonore des jours, le tournoiement sans fin des saisons, l’intemporalité friable des rêves. Les paysages jalonnent des terres inconnues que nous cherchons à découvrir avec une obstination d’insecte. Ils se dilatent comme un cœur qui bat dans les méandres du ciel, les profondeurs obscures des puits. Charnels et secrets, on aimerait se frotter à leur peau, douce et rêche comme l’écorce des arbres ou la rugosité des pierres. Par les mots du poème, les paysages prennent forme en nous, dessinent le territoire de nos pas, de nos désirs inassouvis, de nos songes éphémères. Les hommes, contraints par l’exil ou libres de leur marche, traversent sans répit ces étendues d’eau, de sable, et de vent. Nous sommes, par nature, nomades. Les paysages aussi.


Comédien, puis enseignant, François Teyssandier vit à Paris. Il a publié trois pièces de théâtre et trois recueils de poésie (dont Livres du songe, aux éd. Belfond, qui a obtenu le prix Louise Labé). Publication de nouvelles et de poèmes dans de nombreuses revues en France, en Belgique et au Canada.

Daniel Lacomme est artiste peintre et enseignant aux Beaux-Arts de Paris. Artiste abstrait, son parcours l’a néanmoins porté à dessiner sur nature et participer en tant que peintre, graveur, collagiste à quelques éditions de poésie.



Gérard Paris : "Pour le poète, il s’agit de se détacher de la matière, dialoguer avec les morts, et de continuer son errance dans un foisonnement d’images et de couleurs, entre la pesanteur des mots et le vertige de l’abîme. Entre brasiers et décombres, nous percevons des voix rauques et familières, un léger bruissement de feuilles, le murmure des ruisseaux, le grésillement lancinant des cigales..." (Les Hommes sans épaules n° 42)