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pas d’ici, pas d’ailleurs

 

de
collectif


• ISBN : 978-2-35128-078-2

• format : 20 x 26 cm

• pages : 336

• En partenariat avec la revue Terres de femmes

• ouvrage publié avec le concours de la Région Rhône-Alpes

• PARUTION : juillet 2012

Prix : 30.00 euros



Anthologie poétique francophone de voix féminines contemporaines

Présentation et choix de Sabine Huynh, Andrée Lacelle, Angèle Paoli et Aurélie Tourniaire

Préface de Déborah Heissler



L’anthologie pas d’ici, pas d’ailleurs capte le pouls poétique des femmes poètes réparties sur les vastes territoires de la francophonie, à l’aube du troisième millénaire, autour d’une thématique universelle et résolument moderne, portant l’empreinte de Julia Kristeva : l’identité et l’altérité dans les pas qui nous mènent ici et ailleurs.

(...) Certaines poètes ont choisi de mettre en avant leur ancrage linguistique ou culturel, d’autres non ; certaines ont traité de tel ou tel aspect de leur « identité », pour s’en jouer, s’en revêtir ou s’en départir, quand d’autres ont tenté de défaire cette notion ; toutes ont surtout donné à lire et à entendre des textes qui, s’ils revendiquent finalement une appartenance, est bien l’appartenance à la poésie contemporaine d’expression française, une poésie qui peut être « déconcertante » et sans concession, et qui elle aussi s’attache à déconstruire les formes, dans la « distance exquise » de son héritage. Les formes plurielles cohabitant au sein de ce recueil témoignent de la distance prise avec l’ici et le maintenant, le là-bas et l’alors, et expriment un certain étoilement du moi qui éventuellement relèverait d’une subjectivité universelle, ou universellement féminine.

(...) Plus de centre, ni de marge, un étoilement donc, qui pourrait déstabiliser ceux qui affectionnent les repères, si ce n’était que l’écriture poétique reste, comme il se doit, le pôle d’appartenance et de ralliement prévalent, comme nous l’avons dit plus haut. « Écrire, c’est ébranler le monde », disait Barthes. Nos poètes sont modernes, parfois écorchées, cosmopolites, étrangères à elles-mêmes aussi, mais pas à leur propre écriture, qui peut jaillir de l’aliénation. Les pas semés mènent à l’écriture et celle-ci se présente comme étant résolument polymorphe, reflétant bien la déconstruction annoncée par le thème.

Sabine Huynh



L’ouvrage présente 223 textes poétiques de 156 auteures.

Elles sont nées dans 28 pays :

France : 74, Canada : 27 - dont Québec : 17 -, Belgique : 9, Roumanie : 6, Tunisie : 4, Algérie : 4, Suisse : 4, Maroc : 3, Côte d’Ivoire : 3, Liban : 3, Martinique : 2, Argentine : 2, Brésil : 1, Syrie : 1, Espagne : 1, Brunei : 1, Île Maurice : 1, Allemagne : 1, Haïti : 1, Mexique : 1, Japon : 1, Congo : 1, Colombie : 1, Viêtnam : 1, Italie : 1, Monaco : 1, Portugal : 1, Burkina Faso : 1

et résident dans 14 pays :

France : 101, Canada : 33 - dont Québec : 18 -, Belgique : 6, Israël : 6, Suisse : 2, Allemagne : 1, Nouvelle-Calédonie : 1, Thaïlande : 1, Haïti : 1, Île de la Réunion : 1, Brésil : 1, Maroc : 1, Burkina Faso : 1, Italie : 1.



Les poètes

Jamila Abitar, Marie-Noëlle Agniau, Monique Akkari, Gabrielle Althen, Marielle Anselmo, Aïcha Arnaout, Martine Audet, Edith Azam, Marie-Claire Bancquart, Silvia Baron Supervielle, Linda Maria Baros, Rita Bassil, Angèle Bassolé-Ouédraogo, Jeanine Baude, Claude Ber, Denise Bernhardt, Geneviève Bertrand, Tanella Boni, Marlena Braester, Maïa Brami, Valérie Brantôme, Nicole Brossard, France Burghelle Rey, Claudine Bertrand, Christine Billard, Anne-Lise Blanchard, Claudine Bohi,

Denise Boucher, France Boucher, Claire Boulé, Béatrice Brérot, Béatrice Bonhomme-Villani, Laure Cambau, Claudia Carlisky, Nicole V. Champeau, Marie-Josée Charest, Judith Chavanne, Françoise Clédat, Cécile Cloutier, Margaret Michèle Cook, Louise Cotnoir, Françoise Coulmin, Carole Darricarrère, Josyane De Jesus-Bergey, Denise Desautels, Maria Desmée, Régine Detambel, Françoise Donadieu, Hélène Dorion, Suzanne Dracius,Rodica Draghincescu, Ariane Dreyfus,

Michèle Dujardin, Louise Dupré, Chantal Dupuy-Dunier, Sylvie Durbec, Myriam Eck, Marie-Florence Ehret, Bernadette Engel-Roux, Julie Erst, Marie Étienne, Sylvie Fabre G., Tamirace Fakhoury, Mireille Fargier-Caruso, Emmanuelle Favier, Bluma Finkelstein, Danielle Fournier, Lise Gaboury-Diallo, Madeleine Gagnon, Joëlle Gardes, Nicole Gdalia, Albane Gellé, Claire Genoux, Liliane Giraudon, Isabelle Guigou, Luce Guilbaud, Brigitte Gyr, Déborah Heissler, Claudine Helft, Sabine Huynh,

Martine Jacquot, Ophélie Jaësan, Sophie Heidi Kam, Vénus Khoury-Ghata, Andrée Lacelle, Hélène Lanscotte, Aurélia Lassaque, Sylvie Latrille, Catherine C. Laurent, Denise Le Dantec, Dyane Léger, Colette Leinman, Ghyslaine Leloup, Béatrice Libert, Françoise Lison-Leroy, Eileen Lohka, Sophie Loizeau, Béatrice Machet, Rachida Madani, Maria Maïlat, Anissa Mohammedi, Myriam Montoya, Martine Morillon-Carreau, Anne Mounic, Anne Mulpas, Florence Noël, Émilie Notard,

Colette Nys-Mazure, Esther Orner, Madeleine Ouellette-Michalska, Cécile Oumhani, Angèle Paoli, Sabine Péglion, Anne Penders, Jacqueline Persini-Panorias, Jackie Plaetevoet, Ludmilla Podkosova, Virginie Poitrasson, Isabelle Pouchin, Sofia Queiros, Fabienne Raphoz, Isabelle Raviolo, Diane Régimbald, Pierrette Requier, Aurélie Resch, Nathalie Riera, Nelly Roffé, Claire Rochon, Ana Rossi, Valérie Rouzeau, Renata Ada Ruata, Amina Saïd, Jacqueline Saint-Jean, Annie Salager,

Sylvie-E. Saliceti, Julienne Salvat, Hélène Sanguinetti, Anne Savelli, Danielle Schaub, Agnès Schnell, Liliane Schraûwen, Marie-Ange Sebasti, Ángela Serna, Roselyne Sibille, Anne-Marie Soulier, Itzela Sosa, Marie Sunahara, Anne Talvaz, France Théoret, Esther Tellermann, Marie Léontine Tsibinda Bilombo, Évelyne Trouillot, Laurence Verrey, Geneviève Vidal-de Guillebon, Lélia Young, Juliette Zara.



Andrée Lacelle : « Chaque texte est singulier, comme chaque poète l’est, mais pris dans l’ensemble, on ressent un élément de rencontre et d’échanges. Une espèce d’âme unifiante... », in "Voix de femmes d’ici, d’ailleurs et bien d’aujourd’hui", article de Valérie Lessard publié dans le quotidien canadien LE DROIT.

POUR DÉCOUVRIR PLUSIEURS NOTES DE LECTURE

• signée Aline Louis, dans la revue "Sources" de la Maison de la Poésie de Namur :

http://www.maisondelapoesie.be/chro...

• signée Gilbert Desmée sur le site "Encres Vagabondes" :

http://www.encres-vagabondes.com/ma...

• signée Julie Proust Tanguy sur le site "De Litteris" :

http://www.delitteris.com/au-fil-de...

• signée Estelle Cambe de la revue en ligne des cultures du Sud :

http://www.culturessud.com/contenu....

• signée Matthieu Baumier de la revue en ligne "Recours au poème" :

http://www.recoursaupoeme.fr/critiques/anthologie-pas-d’ici-pas-d’ailleurs/matthieu-baumier

• signée Jacqueline Saint-Jean pour la revue en ligne "Texture" :

http://revue-texture.fr/spip.php?ar...


Un compte rendu de Gabrielle Bonifaci publié dans la revue en ligne "Voix plurielles", de l’Association des Professeurs de Français des Universités et Collèges Canadiens :

Trois-cent trente-trois pages - c’est-à-dire deux-cent vingt-deux textes - de poésie contemporaine francophone et féminine à lire ; une ronde d’inédits - en soi, une très belle initiative et, pour les lectrices et lecteurs, une véritable trouvaille - à couper le souffle tant leur rythme emporte l’imagination. Cette anthologie est un tour du monde et une ouverture aux quatre vents ; les voix réunies nous viennent du Canada, de l’Afrique, du pourtour méditerranéen, des îles de l’un ou l’autre continent, de l’Amérique du Sud, de l’Asie, de toute l’Europe. Certaines sont peut-être mieux (re)connues ; d’autres sont sans doute de nouvelles venues. Elles répondent à l’appel des coordinatrices de cette imposante aventure de par le monde. Ces dernières ont souhaité nous guider à travers un labyrinthe infini, celui de la création littéraire et, encore plus, celui « des citoyens du monde que nous sommes devenus », autour des motifs « de la demeure et du voyage, de l’exil, du familier et de l’étranger, du dedans et du dehors, des ballottements d’un enfant d’une culture à l’autre, des identifications multiples et des remises en cause de soi » (Huydn 9). Nous entrons en nomadisme et en « étoilement » (10) et, comme nous le soufflent les titres des sections, « sous les cieux de l’errance », « dans les flots du temps », « au royaume des ombres », « sur l’île de la nitescence », « dans les contrées de l’intime », « vers les caps de l’imaginaire » et « sous une voûte de voix et d’encre », dans tous les lieux et leurs interstices, là où la voix se forme et se répand. Sabine Huynh voulait « chercher l’ailleurs » dans un « moi éclaté » (7) ; Andrée Lacelle penchait pour « l’éparpillement », « ni d’ici ni de là, un pas ici, un pas là » (7) ; Angèle Paoli désirait aller « bien au-delà de la préoccupation obsédante et paralysante de ‘l’identité nationale’ » (9) ; pour sa part, Aurélie Tourniaire a « rêvé » d’« errances géographiques ou identitaires » et « de ce simple lieu, supplémentaire, de poésie » (8). Qu’on ne s’y trompe ; le lieu est partout à chaque page de l’anthologie, mais au pluriel et jamais exclusif, jamais définitif. Les lieux de ces femmes poètes demeurent fluides et dynamiques. A chacune et chacun de s’attarder dans ceux qui lui plaisent ou l’intriguent, de les feuilleter ou de s’y reposer. Voix plurielles 9.2 (2012) 183 Ce qui frappe, ce sont, une fois posés les jalons de la problématique, les glissements et les évasions hors du terrain tracé, aussi large soit-il. Les voix sont distinctes, uniques ; ici, un soupçon de fronde ; là, une rêverie de voyage ; ailleurs, un émerveillement du paysage ; très souvent, une intertextualité savante et innovatrice, une observation avertie et sans faille. A la lecture, on s’imagine des collages, des tableaux, de larges fresques et des miniatures précieuses, des envolées et des horizons renouvelés. A parcourir l’ouvrage, on ne manquera pas, je crois, de penser au spectacle du ciel, de ses nuages et de ses apaisements, élément commun à nous tous et que nous reconnaissons, quelles que soient nos origines, convoyeur de libertés dans la pensée et la création et panorama où toutes et tous sont invités. Pas d’ici, pas d’ailleurs témoigne de la vivacité de l’écriture en français, que cette langue soit dominante ou minoritaire, langue première ou langue choisie. Il est rassurant de voir se côtoyer des auteures de réputation internationale, publiées par de grandes maisons d’édition, et d’autres qui ont sans doute plus de mal à se faire entendre en raison d’un accès limité à la diffusion. A mon avis, c’est là la grande originalité de cette collection de poèmes, qualité dont on aimerait se délecter plus souvent. C’est aussi dans ce sens que cet ouvrage n’est ni d’ici ni d’ailleurs ; il a su sortir des ornières institutionnelles pour se faire littérature tout court et non littérature d’une école, d’un mouvement, d’une culture ou d’un pays, que l’on soit née en Transylvanie, dans l’Ardennais, à Saïgon, en Kabylie ou à Beit Chabab, dans l’Aveyron ou à Hawkesbury, depuis Bello en Colombie en passant par Ottawa puis Paris, jusqu’à Trèves en Allemagne, Tel-Aviv, le Burkina Faso et Tokyo, pour se retrouver après ce tour de la terre, en Martinique ou à Sao Paulo.